À la découverte d’Entrevaux avec les Chemins de fer de Provence

Partez à la découverte de l’Arrière-Pays Azuréen « autrement » avec les Chemins de fer de Provence, plus connue sous le nom de « Train des Pignes« . Reliant Nice à Digne-les-Bains, la ligne est parcourue au quotidien par les usagers et habitants des vallées de l’Arrière-Pays au centre-ville, mais elle est également un moyen de transport incontournable pour visiter les jolis villages qui jonchent le trajet ! Une façon originale et authentique de voyager, tout en prenant le temps d’admirer le paysage et de profiter du spectacle offert par les gares surplombées, les villages perchés, et les ouvrages d’art exceptionnels qui composent le parcours. Parmi les nombreux villages qui jalonnent la ligne, la citadelle médiévale d’Entrevaux en est un incontournable et mérite vraiment le détour. Avec sa fameuse citadelle, la cité fortifiée a su conserver intact son charme des siècles passés : une véritable invitation à la rêverie et à la flânerie…

Vous êtes prêts ? Éloignez-vous de la bordure du quai, embarquement immédiat !

Voyager dans le temps avec le Train des Pignes

Remonter l’histoire du Train des Pignes, c’est remonter l’histoire de la région. En effet, le trajet effectué par le train s’étend sur deux départements (Alpes-Maritimes et Alpes de Haute-Provence) ayant vu respectivement leurs territoires passer sous la coupe des Provençaux, des Français, des Ducs de Savoie ou bien encore des Rois de Piémont-Sardaigne, ce qui explique les nombreuses fortifications militaires qui jonchent la ligne.

C’est en 1861 que le Conseil Général des Alpes-Maritimes décida de créer une ligne de chemin de fer, reliant Nice à Digne-les-Bains, afin de désenclaver et d’apporter un nouveau souffle à cette région rurale. Néanmoins, il faudra attendre l’année 1911 (et la résolution de quelques querelles géo-politiques) pour que celle-ci soit officiellement inaugurée. Sa construction à travers les montagnes fût très difficile et exiga des prodiges d’ingéniosité et de courage. Elle est l’une des dernières lignes ferroviaires indépendantes de France et sillonne donc depuis 109 ans, 151 kilomètres de rails.

Mais pourquoi le train des Pignes ?

Plusieurs légendes locales rivalisent pour tenter de trouver une explication à ce fameux nom. Si vous connaissez un peu les termes du « Midi », vous aurez facilement fait le lien avec la « pigne » qui est tout simplement le nom donné à la pomme de pin en Provence. L’histoire raconte (ma version préférée) que les trains circulaient si lentement que les passagers pouvaient en descendre pour ramasser des pignes au bord des voies. Une autre légende voudrait que ce surnom viendrait de la suie qui recouvrait les locomotives et les faisait ressembler ainsi au fond des marmites niçoises, les pignates…

Quoiqu’il en soit, c’est un petit surnom qui chante bon le sud et le midi, très cher au coeur de tous les Niçois !

Le symbole d’un style de vie...

Cette ligne est à mon sens un véritable symbole d’une façon d’aborder le monde et le voyage. En effet, avec cette ligne régionale, on est à l’opposé du Train à grande vitesse, et des contraintes qui vont avec. Ici… on prend le temps ! On prend le temps d’admirer des paysages riches et variés, tout en suivant le fleuve du Var. La ligne est également créateur de lien social, puisqu’elle est indispensable au quotidien des habitants des vallées. Elle relie les habitants, les actifs, les lycéens, les collégiens de l’arrière-pays au centre ville, elle relie la mer à la montagne, la ville aux villages…

En quelques chiffres :

  • 25 tunnels, 15 ponts métalliques, 16 viaducs.
  • 1000 ouvrages d’art.
  • 15 arrêts réguliers et 48 arrêts facultatifs.
  • 4 allers-retours par jour.
  • Et surtout 400 000 visiteurs par an !

Les départs se font depuis la gare des Chemins de Fer de Provence située dans le quartier Nord de Nice.

Pour plus d’informations pratiques : https://www.cpzou.fr/

La note dorée !

Poursuivez le voyage dans le temps avec le mythique Train des Pignes à vapeur au départ de Nice ou de Puget-Théniers ! Tenue par des passionnés bénévoles (en collaboration avec les Chemins de fer de Provence) ce petit train vous emmène, de juillet à novembre, jusqu’au village d’Annot… sensations et émerveillement des enfants garantis !

Bon à savoir, à partir du mois de septembre, ce train circule tous les dimanches avec voyages exceptionnels : le samedi 7 novembre « Fête de la châtaigne » et le dimanche 19 décembre « Train du Père-Noel ».

En savoir plus : https://www.cpzou.fr/train-des-pignes-vapeur/

De la mer à la montagne… bienvenue à Entrevaux !

Une heure et demi après être partis de Nice, juste après avoir franchi la frontière départementale, nous voici arrivés à Entrevaux. À peine sortis de la gare, le spectacle est déjà au rendez-vous : entourée de remparts, surplombée par une citadelle de Vauban haut perchée datant du XVIIIè siècle, cette cité médiévale mérite vraiment l’arrêt !

Un petit peu d’histoire…

A partir du Xème siècle, la ville s’implante sur la rive gauche du fleuve et s’installe sur l’éperon rocheux où sa situation entre les vallées lui vaut le nom d’«Inter Valès (devenu Entrevaux).

L’isolement d’Entrevaux aux confins du royaume créait une situation périlleuse, qui décida Richelieu, dès 1624, à compléter et renforcer les fortifications érigées au XVIème siècle. La citadelle, vigie solitaire suspendue à un piton rocheux, témoigne encore des efforts pour prévenir les multiples tentatives d’invasions qu’avait dû repousser le village à cette époque. En 1690, la guerre déclarée entre la France et la Savoie souligne la faiblesse des défenses d’Entrevaux. Le Roi Louis XIV décide alors de consolider « le corset des forteresses » qui bloque les grands cols alpins (Briançon, Embrun, Seyne-les-Alpes, Colmars, Entrevaux). La tâche est confiée à Vauban. Le rattachement de Nice à la France en 1860 éloigne la frontière. Cependant, la forteresse est utilisée jusqu’au début du XXème siècle, et servit de prison pour les officiers allemands durant la Première Guerre mondiale.

Visiter Entrevaux, c’est voyager dans le temps : remparts, maisons étroites, ruelles tortueuses… encore aujourd’hui , l’accès à la vieille ville se fait par la Porte Royale, grâce à un unique pont-levis, témoin d’un passé riche en histoire. Il est d’ailleurs encore possible de visiter avec l’Office de tourisme du village, le Chemin de Ronde de l’époque… un chemin plein de charme et surtout une réelle invitation à l’imagination !

Le village « hors du temps » qui sent bon la Provence !

Loin des hauts centres touristiques de la Côte d’Azur, Entrevaux a su garder son authenticité. N’ayant pas subi de restauration trop « agressive », les ruelles étroites et les maisons colorées du village débordent de charme… Au gré de vos déambulations, vous pourrez y admirer une multitude de vestiges historiques :

  • Des échoppes médiévales,
  • Des portes fortifiées, des pont-levis,
  • Des bastions construits par Vauban,
  • Un four à pain communal, situé en plein coeur du village et encore utilisé à l’occasion de certaines fêtes,
  • Une cathédrale exceptionnelle, datant du XVIIè siècle mêlant l’architecture gothique au baroque,
  • Des jolies fontaines et une place de village ombragée par des marronniers majestueux…

Juste magnifique… il faut savoir que le village est également entretenu par des passionnés, réunis autour de l’ Association pour la Protection du Patrimoine Entrevalais (Oui, oui c’est bien le nom des habitants d’Entrevaux !). Cette association a pour objectif, la sauvegarde et la restauration du lieu, elle y est très active et travaille régulièrement en collaboration avec l’Office de Tourisme. Le village est donc particulièrement bien conservé et animé ! De nombreuses fêtes traditionnelles rythment la vie des habitants tout au long de l’année (Fête médiévale, Saint-Jean, cueillette des olives et des pommes…) Un véritable village vivant !

La fameuse citadelle d’Entrevaux

Impossible de s’arrêter à Entrevaux sans évoquer sa citadelle qui domine le village. Au XVIIème siècle, la France est en guerre contre l’Europe (oui, moi aussi j’ai beaucoup pensé à la série « Game Of Thrones » en visitant la cité !), le siège de Charles Quint en 1536 a montré l’insuffisance des anciennes fortifications médiévales du village (qui, comme évoqué précédemment, détenait une place stratégique au sein de la région). Louis XIV décida alors de confier à Vauban, la réalisation d’une ligne fortifiée, verrouillant ainsi l’accès à la moyenne Provence.

Vauban repensa donc tout le trajet pour y accéder, car avant son intervention, celle-ci n’était accessible qu’en sortant de la ville, par la montagne, ce qui rendait toute communication impossible en cas de sièges ! Il y érigea les 9 rampes qui serpentent la montée à la citadelle, fameuses rampes emblématiques du lieu. Aujourd’hui la Citadelle est devenue un musée militaire retraçant l’histoire du lieu.

800 mètres de montée et 150 mètres de dénivelés, il est important de préciser, que la montée est relativement abrupte, et pas forcément conseillée si vous avez des difficultés de santé… Néanmoins, n’étant absolument pas sportive, j’y suis arrivée sans trop de difficultés (avec quelques pauses je vous l’accorde). On peut y visiter d’anciennes prisons, dites « mitards », un accès souterrain, trois corps de casernes, la maison du commandant et plein d’autres témoins de la vie de l’époque….

Le point de vue sur le village et la vallée environnante y est juste exceptionnel et vaut vraiment le détour ! En amont, comme en aval, la plaine fertile du Var nous en mets plein les yeux et on peut y admirer toutes les cultures et vergers du village (pommiers et oliveraies).

Bon à savoir : la citadelle est ouverte toute l’année !

En sa voir plus : http://tourisme-entrevaux.fr/

La note dorée !

Si vous cherchez une bonne adresse pour vous restaurer, je vous conseille vivement le restaurant « L’auberge du Planet » situé sur la place du village : accueil chaleureux, cuisine familiale et spécialités locales au rendez-vous ! Les saveurs du Sud, comme on les aime…

Pour plus de renseignements : https://restaurant-leplanet-entrevaux.fr

Profitez également de votre ballade pour découvrir et ramener avec vous quelques produits locaux !

  • La Secca d’Entrevaux : Véritable spécialité, il s’agit d’un jambon sec de viande bovine séché et salé qui ressemble à la viande des Grisons et qui se déguste découpé en fines tranches. Cette méthode a été élaboré par Monsieur Robert Lovera, c’est d’ailleurs un brevet déposé, un pur délice ! Vous pouvez en acheter au commerce « La Provence ».
  • Le fameux jus de pommes, issu des vergers d’Entrevaux, bien connu des habitants de la région : https://lesvergersdentrevaux.com/
  • Et enfin, n’hésitez pas à vous arrêter dans la boutique « La Pain d’Èpicerie », fabricant de pain d’épices depuis 20 ans, installé au cœur du village : testé et largement approuvé ! http://tourisme-entrevaux.fr/artisanat-commerces-services/

Si vous avez le temps, prolongez votre voyage pour découvrir les magnifiques gorges du Verdon, véritable paradis de nature. Les Alpes de Haute-Provence vous propose un patrimoine culturel exceptionnel et un éventail d’activités sportives uniques !

En savoir plus : https://www.verdontourisme.com/en-images/des-sources-aux-gorges-du-verdon/

Un immense merci aux Chemins de Fer de Provence, à l’office de tourisme d’Entrevaux et du Verdon ainsi qu’à l’agence Shakebiz, pour cette magnifique journée et cette parenthèse enchantée… hâte de reprendre le train pour poursuivre l’aventure !

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